Le panneau bifacial capte le rayonnement solaire sur sa face avant et la lumière réfléchie (albédo) sur sa face arrière. Le gain de production arrière varie de 5 à 25 % selon le coefficient de réflexion du sol : 70 à 80 % pour une surface blanche, 25 à 30 % pour du gravier clair, 10 à 15 % pour de l'herbe, et moins de 10 % pour de l'asphalte sombre.
Architecture cellulaire
Les cellules bifaciales utilisent un contact arrière transparent (verre-verre ou verre-film transparent) au lieu du backsheet opaque des modules monofaciaux. La technologie TOPCon (Tunnel Oxide Passivated Contact) domine le marché bifacial avec un rendement facial avant de 22 à 24 % et un coefficient de bifacialité de 80 à 85 %. Les cellules HJT (hétérojonction) atteignent 85 à 95 % de bifacialité.
Conditions d'installation optimales
Le gain bifacial maximal exige une distance minimale de 30 à 50 cm entre la face arrière et le sol ou la toiture. Les structures surélevées (centrales au sol, ombrières, garde-corps) exploitent pleinement la bifacialité. Sur une toiture en surimposition classique (écart de 10 à 15 cm), le gain arrière reste limité à 3 à 5 %.
- Coefficient de bifacialité TOPCon : 80 à 85 %
- Coefficient de bifacialité HJT : 85 à 95 %
- Gain sur sol blanc : 15 à 25 %
- Gain en surimposition toiture : 3 à 5 %
Le dimensionnement d'une installation bifaciale nécessite un logiciel de simulation intégrant l'albédo local, la hauteur de montage et l'espacement inter-rangées. PVsyst et PVcase proposent des modules de calcul bifacial validés par des mesures terrain. Sous-estimer l'espacement entre rangées provoque un auto-ombrage de la face arrière qui annule le gain attendu.

