Une centrale solaire au sol regroupe des milliers de panneaux fixés sur des structures métalliques ancrées dans le terrain. La puissance va de 250 kWc (micro-centrale) à plusieurs centaines de MWc. En France, les centrales au sol représentent 60 % de la puissance photovoltaïque installée. Le productible atteint 1 200 à 1 500 kWh/kWc/an dans le sud.
Dimensionnement et occupation au sol
Un hectare de terrain accueille 0,5 à 1 MWc de panneaux selon l'espacement inter-rangées et l'inclinaison. Le ratio de couverture (GCR, Ground Coverage Ratio) optimal se situe entre 30 et 45 % : au-delà, l'ombrage inter-rangées réduit la production par panneau. Un projet de 10 MWc occupe 10 à 20 hectares et produit 12 000 à 15 000 MWh par an.
Procédure d'autorisation
Les centrales de plus de 250 kWc nécessitent un permis de construire et une étude d'impact environnemental. L'instruction prend 12 à 24 mois et implique la consultation de l'architecte des bâtiments de France, de la DREAL et de la CDPENAF (si terrain agricole). Les projets en zone artificialisée (friche industrielle, ancienne décharge, carrière) bénéficient d'une procédure accélérée.
- Puissance par hectare : 0,5 à 1 MWc
- Productible sud France : 1 300 à 1 500 kWh/kWc/an
- Durée d'instruction : 12 à 24 mois
- Durée d'exploitation : 30 à 40 ans
Le raccordement au réseau HTA (20 kV) ou HTB (63 à 225 kV) constitue un poste de coût majeur. La distance au poste source et la capacité d'accueil du réseau déterminent le budget de raccordement, qui atteint 50 000 à 500 000 euros selon la configuration. Enedis ou RTE publie une proposition technique et financière (PTF) dans un délai de 3 à 6 mois après la demande.

