L'agrivoltaïsme désigne l'installation de panneaux photovoltaïques sur des parcelles agricoles actives, en maintenant une production agricole significative. Le décret du 8 avril 2024 encadre cette pratique en France : l'installation solaire ne doit pas réduire le rendement agricole de plus de 10 % par rapport à une parcelle témoin non équipée.
Typologies d'installations agrivoltaïques
Les structures hautes (4 à 5 m) à panneaux mobiles permettent le passage d'engins agricoles et régulent l'ombrage selon les besoins des cultures. Les installations inter-rangées placent des rangées de panneaux verticaux bifaciaux entre les parcelles, sans empiéter sur la surface cultivée. Les ombrières basses (2 à 3 m) protègent les cultures maraîchères du stress hydrique et des excès de chaleur.
Impact sur les cultures
L'ombrage partiel (30 à 50 % de la surface) réduit l'évapotranspiration de 15 à 30 %, diminuant les besoins en irrigation. Les cultures sensibles à la chaleur (laitues, épinards, baies) bénéficient d'un gain de rendement de 5 à 20 % sous ombrière photovoltaïque. Les grandes cultures (blé, maïs) tolèrent un ombrage de 20 à 30 % sans perte significative de rendement.
- Hauteur minimale : 4 m pour les grandes cultures
- Ombrage admissible : 20 à 50 % selon la culture
- Réduction irrigation : 15 à 30 %
- Puissance typique : 0,5 à 2 MWc/hectare
Le loyer versé à l'exploitant agricole se situe entre 1 000 et 3 000 euros/hectare/an, en complément des revenus agricoles. Le bail emphytéotique de 30 à 40 ans sécurise l'investissement du développeur solaire. L'autorisation d'exploiter est délivrée par la CDPENAF (Commission départementale de préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers).

