Le panneau solaire transparent laisse passer une partie de la lumière visible tout en captant les rayonnements ultraviolets et infrarouges pour produire de l'électricité. Les technologies actuelles atteignent 10 à 15 % de rendement avec une transparence de 20 à 40 %, suffisante pour remplacer les vitrages teintés des bâtiments commerciaux et résidentiels.
Technologies de cellules semi-transparentes
Trois approches coexistent : les couches minces organiques (OPV), les pérovskites semi-transparentes et les cellules à points quantiques. Les OPV offrent la meilleure transparence (40 à 60 %) mais un rendement limité (8 à 12 %). Les pérovskites semi-transparentes atteignent 15 % avec 30 % de transparence. Les cellules CdTe ultra-fines assurent un compromis de 12 % de rendement pour 20 à 30 % de transparence.
Intégration au bâtiment (BIPV)
Le BIPV (Building Integrated Photovoltaics) intègre les cellules directement dans les éléments de construction : vitrages, allèges, brise-soleil et verrières. Les vitrages solaires remplacent les doubles vitrages classiques et produisent 50 à 120 Wc/m² selon la transparence choisie. Le surcoût de 150 à 300 euros/m² par rapport à un vitrage haute performance se rembourse en 10 à 15 ans grâce à la production électrique.
- Rendement OPV : 8 à 12 %
- Rendement pérovskite semi-transparente : 12 à 15 %
- Transparence typique : 20 à 40 %
- Production par m² : 50 à 120 Wc
Les normes de construction imposent des contraintes spécifiques aux vitrages solaires : résistance mécanique (NF EN 12600), isolation thermique (coefficient Ug), facteur solaire (g) et transmission lumineuse (TL). Un bureau d'études spécialisé en façade doit valider la compatibilité du produit avec les exigences du bâtiment avant toute intégration.

