Le taux d'autoconsommation décide de la rentabilité

Sept pages de ce site emploient le mot sans qu'aucune ne s'y arrête. C'est pourtant ce taux, et non la puissance installée ni le rendement des cellules, qui détermine ce qu'une installation rapporte réellement.

Deux taux que l'on confond

Le taux d'autoconsommation désigne la part de la production qui est consommée sur place. Le taux d'autoproduction désigne la part de la consommation qui est couverte par la production. Ils ne mesurent pas la même chose et évoluent souvent en sens inverse : agrandir une installation fait monter le second et chuter le premier.

L'arithmétique qui commande tout

Un kilowattheure consommé au moment où il est produit évite d'acheter ce kilowattheure au tarif de détail. Un kilowattheure exporté est racheté à un tarif nettement inférieur. L'écart entre les deux est considérable, et il signifie qu'un kilowattheure autoconsommé vaut plusieurs fois un kilowattheure revendu. Toute la logique de dimensionnement en découle.

Le décalage horaire du foyer

La production culmine en milieu de journée, la consommation domestique le matin et le soir. Sans rien changer à ses habitudes, un ménage consomme sur place une fraction modeste de ce qu'il produit. Déplacer les usages programmables vers midi, lave-vaisselle, lave-linge, chauffe-eau, recharge d'un véhicule, remonte ce taux sans dépenser un euro. Cette mesure est plus efficace que d'ajouter des modules.

Pourquoi surdimensionner déçoit

Doubler la surface ne double pas le gain, puisque la production supplémentaire arrive précisément aux heures où le foyer consomme le moins : elle part au réseau, au tarif bas. En autoconsommation, la puissance se dimensionne sur le profil de consommation, pas sur la surface de toiture disponible ni sur la performance des modules.

Le stockage le moins cher

Une batterie remonte le taux, mais son intérêt se juge en comparant son coût par kilowattheure effectivement stocké, sur toute sa durée de vie, à l'écart entre le prix d'achat et le tarif de revente. Le calcul reste souvent défavorable. Un chauffe-eau piloté pour se déclencher en milieu de journée constitue à l'inverse un stockage thermique déjà présent dans la plupart des logements, et il ne coûte qu'un programmateur.

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